Nina Hugot et Jérémy Sagnier – Nicolas Filleul (1537- c. 1589) : un dramaturge normand entre ombres et lumières


Georges de La Tour, Le Souffleur à la lampe, vers 1640, Musée des Beaux-Arts de Dijon (source : Wikimedia Commons).

Si la production littéraire de Nicolas Filleul n’a pas laissé beaucoup de traces dans l’histoire littéraire, cette introduction générale insiste sur la notoriété dont il a dû jouir à l’époque après la représentation d’Achille, et qui explique notamment la commande des pièces restées sous le titre de Théâtres du Gaillon, jouées dans le château du même nom en 1566 en présence du roi et de la reine. Quelques publications suivirent ce court moment de gloire, mais les ambitions littéraires de l’auteur semblent avoir été essentiellement contrariées, encore que Françoise Joukovsky ait émis l’hypothèse qu’il soit l’auteur du livret du Ballet comique de la Reine. Le bilan éditorial et critique révèle encore la relative obscurité dans laquelle le dramaturge normand a été maintenu depuis le XVIe siècle et que ce volume, dont l’introduction présente le contenu, vise à amoindrir.

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Emmanuel Buron – Imitation et performance dans Achille de Nicolas Filleul. Les usages du modèle jodellien. ►►