Alice Vintenon – Les «enfleure[s] bien estrange[s]» (Pantagruel, chap. 1) : Fantaisie médicale et affirmation des libertés de la fiction

cote RES-Y2-2173.
Source : Gallica/BnF
Suivant et discutant une piste suggérée par Roland Antonioli dans Rabelais et la médecine (1976), l’article d’Alice Vintenon envisage l’épisode des « grosses mesles » (Pantagruel, chapitre I) comme une réécriture ludique et parodique du discours médical sur les maladies qui se manifestent par l’accroissement d’une partie du corps humain. Dans un premier temps, l’article étaye l’hypothèse d’Antonioli, selon laquelle Rabelais pourrait s’être inspiré d’un passage des Historiales campi (1532) de Symphorien Champier consacré à cette question. Mais l’épisode peut aussi se nourrir d’une lecture directe du texte de Galien démarqué par Champier, le De differentiis morborum, et du De tumoribus praeter naturam. Au seuil de son récit, Rabelais pourrait même s’amuser à détourner la catégorie galénique du para phusin, pour affirmer les libertés de la fiction.
Pour consulter le sommaire du bouquet du Verger sur Pantagruel de François Rabelais, on peut se reporter ici.