Doulce Mémoire : « Folie douce »

  • Start date:
    14/08/2016, 10:00
  • Place:
    Concertgebouw, Bruges (Belgique)

Folie douce

La folie gouverne le monde, suivie de ses fidèles compagnes, le plaisir, le sommeil, la flatterie, la paresse, comme nous le relate Erasme, en 1509, dans son Eloge de la folie. L’amour, aveuglé par la folie, ne peut plus se déplacer sans que celle-ci ne le guide, comme nous le raconte Louise Labé en 1555 dans son Débat de folie et d’amour.

Notre programme dresse un tableau de cette folie amoureuse à la Renaissance à travers les compositeurs français de la cour de France de François Ier à Henri IV. Une fois n’est pas coutume, donnons la parole aux femmes. Elles chantent l’abandon amoureux comme dans « Je suis déshéritée puisque j’ai perdu mon ami » de Cadéac, une chanson représentative de ce style parisien pratiqué à la cour des Valois par sa simplicité et le charme de sa ligne mélodique.
Folie champêtre, où les bergers et les bergères s’adonnent à des jeux équivoques.
Folie de l’enfermement, où des parents veulent mettre leur fille au couvent.
Folie amoureuse, le thème le plus célébré par la chanson de la Renaissance sur les textes des Amours de Ronsard.

Et enfin la folie érotique, tellement présente à la Renaissance avec ses chansons scabreuses où les mots à double sens sont toujours soulignés par la musique.

Toutes ces musiques étaient bien sûr accessibles au plus grand public grâce à l’invention récente de l’imprimerie musicale. Ainsi les bourgeois, aussi bien que les aristocrates, pouvaient les chanter chez eux facilement, à plusieurs voix, ou en petite compagnie, avec un luth, une épinette ou une flûte.

 

Véronique Bourin, Soprano

Pascale Boquet ou Miguel Henry, Luth, guitare renaissance

Denis Raisin Dadre, Flûtes

Bruno Caillat, Percussions

 

MAfestival, Concertgebouw
+32(0)70 22 33 02
http://mafestival.be