« Qui dit tradition dit faute ? » La faute dans les corpus chantés du Moyen Âge et de la Renaissance

  • Start date:
    21/05/2017, 00:00
  • End date:
    24/05/2017, 00:00
  • Place:
    Saint-Guilhem-le-Désert, Musée de l’Abbaye de Gellone

BENSON, Ambrosius Mary Magdalene , 69,5 x 55,5 cm Groeninge Museum, Bruges

BENSON, Ambrosius
Mary Magdalene
, 69,5 x 55,5 cm
Groeninge Museum, Bruges

« Qui dit tradition dit faute ? »

La faute dans les corpus chantés du Moyen Âge et de la Renaissance

1er congrès international franco-italien « Philologie et musicologie »

Saint-Guilhem-le-Désert, Musée de l’Abbaye de Gellone

Du 21 au 24 mai 2017

La notion de « faute » soulève de sérieuses difficultés en philologie et en musicologie, mais aussi chez les interprètes. La connaissance des corpus chantés du Moyen-Âge repose généralement sur des copies, que l’on imagine plus ou moins éloignées des mélodies et des textes tels qu’ils ont été composés ou chantés en leur temps. Même si la plupart des pièces profanes écrites jusqu’au XIVe siècle sont attribuées, rien n’assure que les transcriptions ont été contrôlées par les auteurs. Au cours du XIVe siècle, le droit de regard des poètes sur l’écriture de leurs pièces se répand, mais la notation musicale en usage ne garantit pas encore une pleine conformité avec l’exécution musicale, voire avec l’intention des compositeurs.

En philologie et en musicologie, la notion de « faute » n’est pourtant pas abordée de la même manière et ne revêt pas non plus la même importance. Pour la critique textuelle, c’est sur les fautes évidentes et significatives que se fonde la possibilité de reconstruire la généalogie d’un texte.

Les musiciens et musicologues en revanche considèrent peu la véracité de la faute ; ils préfèrent évoquer la notion de « variante » provenant de diverses performances musicales et donc de la créativité de l’interprète. L’appréciation de la faute en poésie et en musique constitue donc un sujet pour lequel une réelle collaboration entre spécialistes des textes, musicologues et musiciens s’impose comme une nécessité.

Les communications résultent de cette collaboration et seront suivies chacune de réponses et d’un débat.

Congrès organisé avec le concours

du Centre d’Études Médiévales de Montpellier,

du Centre d’Études Supérieures de Civilisation médiévale de Poitiers,

de l’École Pratique des Hautes Études et

de l’Université de Pavie.

et avec le label de L’Université Franco-Italienne

En contrepoint du congrès se déroulera le Festival Musici Vagantes