Etienne Jouhaud – Les délices de la Turquie. La question des étapes dans quelques récits de voyage au Levant (fin XVIe, début XVIIe siècle).

Cette section constitue la partie 6 de 12 du numéro
LE VERGER - Bouquet XII : Temps et espaces du voyage à la Renaissance

Etienne Jouhaud (Université de Limoges)

Albrecht ALTDORFER, "Paysage près du Danube" (1520-1525), Muniche, Alte Pinakothek (source : WGA).

Albrecht ALTDORFER, "Paysage près du Danube" (1520-1525), Muniche, Alte Pinakothek (source : WGA).

 

A la fin du XVIe siècle, les lecteurs occidentaux ont une bonne connaissance du monde ottoman. Faire le « voyage de Constantinople » ne tient plus vraiment de la découverte. Mais cela n’enlève pas sa spécificité à l’espace de ce que l’on appelle communément la « Turquie d’Europe », qui correspond, depuis les bords du Bosphore jusqu’au nord de la Hongrie, à l’espace sur lequel le sultan étend sa puissance. Les voyageurs qui entreprennent le périple vers Constantinople progressent dans un espace particulier qui, aux marges de la chrétienté, est plein de dangers. Au cours de leur voyage, cependant, les étapes vont leur permettre d’établir des relations plus ou moins approfondies avec les cultures autochtones et avec celle de celui qu’ils estiment être l’envahisseur. En expérimentant « les délices de Turquie » ils auront l’occasion de porter un regard personnel sur l’Autre. Celui-ci n’est, bien entendu, pas exempt des préjugés véhiculés par les discours de l’époque, mais il révèle souvent un jugement plus contrasté sur le « Turc ».

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