André Bayrou – Distance et reconnaissance dans l’écriture de soi : le cas des poèmes judiciaires de l’Adolescence clémentine (1538)

Cette section constitue la partie 2 de 7 du numéro
LE VERGER - Bouquet XIV : L'Adolescence clémentine de Marot

André Bayrou (U. Sorbonne Paris Cité & Collège Sévigné)

Parmigianino, "Autoportrait dans un miroir convexe", (vers 1524), Vienne, Kunsthistorisches Museum (source : WGA).

Parmigianino, "Autoportrait dans un miroir convexe", (vers 1524), Vienne, Kunsthistorisches Museum (source : WGA).

Une écriture distanciée invite-t-elle forcément le lecteur à se tenir à bonne distance, en s’abstenant de s’identifier à l’auteur ou de prendre au sérieux les situations évoquées dans le texte ? La question se pose à l’endroit des poèmes de L’Adolescence clémentine qui donnent une mise en scène burlesque des procédures judiciaires contre Marot, jetant un voile fictionnel sur les circonstances des affaires. Mais on aurait tort de penser que cette libre réinvention vise à détourner le lecteur des enjeux de la répression des réformés : au contraire, le style détaché de cette poésie permet aux lecteurs d’entrer plus facilement dans la réflexion sur les déboires de l’auteur inculpé, tout en préservant celui-ci des effets indésirables de la malveillance.

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Pour consulter le sommaire du bouquet du Verger consacré à l’Adolescence clémentine, on peut se reporter ici.

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