Céline Fournial – L’aventure dans la tragédie et la tragi-comédie de la Renaissance : adaptations et mutations

Cette section constitue la partie 10 de 13 du numéro
LE VERGER - Bouquet XXIV : L'aventure à la Renaissance

Céline Fournial

Bradamante valorosa

Antonio Tempesta, Bradamante valorosa, ca 1597, gravure, 13,9 x 10,1 cm, Castello Sforzesco, Milan.

L’aventure connaît des traitements et des sens différents sur la scène tragique et tragi-comique à la Renaissance. Ces variations sont liées à celles du modèle dramatique dominant et au choix des sources d’inspiration dont sont issues les aventures portées à la scène. Pour autant, malgré l’action qu’exercent ainsi les œuvres sur les œuvres, les dramaturges prennent en considération les spécificités de l’écriture dramatique dans le traitement qu’ils offrent de l’aventure, que celle-ci soit plutôt rapportée sur un mode narratif ou représentée sur un mode dramatique. La place et la fonction de l’aventure dans l’économie de l’action dramatique engage une conception du héros tragique ainsi qu’une réflexion sur le destin et la fatalité, tandis que la prolifération des aventures chez des dramaturges qui tendent à additionner les épisodes à partir de la fin du XVIe siècle rend compte des mutations des conditions de production d’un théâtre qui fait primer le goût du public sur un idéal de composition.

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