Sophie Tejedor : Les festivités du mariage de François, Dauphin de France et de Marie Stuart, Reine d’Ecosse (1558) : les promesses politiques d’une fête royale

Cette section constitue la partie 12 de 13 du numéro
LE VERGER - Bouquet VI : La fête à la Renaissance

Sophie Tejedor (Université Paris IV-Sorbonne)

 

François II et Marie Stuart, reine d'Ecosse, extrait du Livre d'Heures de Catherine de Médicis, BNF (source : wikimedia commons)

François II et Marie Stuart, reine d'Ecosse, extrait du Livre d'Heures de Catherine de Médicis, BNF (source : wikimedia commons)

Le 24 avril 1558, à Paris, le roi Henri II célèbre en grande pompe le mariage de son fils, le Dauphin François- futur François II- avec la reine d’Ecosse, Marie Stuart. A bien des égards, le roi donne à cette union prévue et attendue depuis l’arrivée de la jeune reine à la cour en 1548, une importance toute particulière liée à un contexte difficile pour la France de la fin des années 1550. Ces festivités constituent en effet pour Henri II une occasion de réunir un royaume divisé par les difficultés financières et les troubles religieux mais aussi de redorer l’image de la France mise à mal par la fin peu concluante des guerres d’Italie, la défaite de Saint-Quentin et la guerre qui continue contre l’Angleterre et la monarchie espagnole. Il faut dire que l’union du Dauphin et de Marie Stuart garantit à la France la prise de possession d’un autre royaume : l’Ecosse. Depuis longtemps alliées, les deux couronnes sont en effet sur le point d’être associées dans le règne du futur roi de France devenant par son mariage roi d’Ecosse. Par ailleurs, en même temps qu’il célèbre l’avènement de ce nouveau roi, ce mariage donne officiellement aux deux époux leur titre de Roi-Dauphin et Reine-Dauphine et donc de futurs roi et reine de France. La fête se doit donc d’être à la hauteur des noces du futur souverain de deux royaumes. Cette étude interrogera ainsi les festivités de ce mariage à la lumière des enjeux et des promesses politiques qu’il comporte.

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